Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)
7 Septembre 2012
Nous vivons sur la planète TERRE appartenant au système solaire. Au niveau de la connaissance actuelle, c'est la seule planète où existe la VIE. A cause de l'activité humaine, cette VIE est menacée de disparition.
La production de CO2 accélère le réchauffement du climat et provoque des phénomènes intenses: cyclone, inondation, sécheresse, fonte des neiges, houle, maladie émergente, incendie, …
Le monde entier se mobilise dans une course pour la SURVIE. Les jeunes sont aux premiers rangs car il s'agit de leur avenir.
Les solutions ne seront pas simples; Elles seront plus faciles à trouver et à appliquer si le niveau de prise de conscience est élevé et partagé. Pour sa part, la jeunesse réunionnaise entend prendre sa part dans la mobilisation pour anticiper le désastre qui s'annonce.
Si la pollution en est la première cause, le système politique qui gère l'organisation humaine et fixe les orientations prioritaires en est totalement responsable.
Un exemple: en ce moment, des Etats Généraux sont organisés pour discuter de l'avenir de nos territoires. Nous regrettons qu'aucun atelier ne soit consacré à la Jeunesse et à ses préoccupations. Aucun effort, non plus, n'a été entreprit dans les médias.
Nous disons NON au modèle de société actuelle qui rend inconsciente, égoïste, individualiste, gaspilleuse, violente notre société et qui est dangereuse pour la cohésion de notre population.
Nous disons NON à l'instrumentalisation de la Jeunesse : un jour, nous sommes parés de toutes les vertus, un autre nous sommes des parias de la société.
Nous disons NON à tous ceux qui cherchent des justifications pour refuser l'évidence et l'insupportable.
Une société qui méprise et abandonne sa jeunesse est une société en déclin.
Nous appelons la jeunesse réunionnaise à relever le défi de cette catastrophe annoncée.
Nous appelons la jeunesse réunionnaise à refuser les illusions perdues dans lesquelles nous sommes entretenues;
Nous appelons tous nos amis et camarades à s'engager fortement à la recherche de solutions réunionnaises et véritablement durables.
Nous appelons la jeunesse réunionnaise à prendre conscience qu'il y a suffisamment d’emplois dans notre pays. Il nous appartient donc d'être audacieux et persévérant.
Nous appelons la jeunesse réunionnaise à rédiger ensemble le grand livre :
« NOU LE KAPAB
1000 projets pour l'avenir des jeunes réunionnais! »
La fin d'un modèle
La Réunion, terre intégrée dans la République française et dans l’Union européenne, a su tirer profit de son positionnement géographique et historique. Ce qui lui a permis d’obtenir des moyens et de régler des problèmes de fond (bien-être de la population, élévation du niveau de vie, dans le domaine de la santé, de l'éducation, des biens matériels, des infrastructures, des équipements...). Mais, parallèlement à ces progrès, l'île s'est enfermée sur un modèle exclusif provenant de l'hexagone. Or, ce modèle a atteint ses limites dans le cadre d’une économie sans frontière. La crise que traversent actuellement les DOM pose un problème de fond sur l’avenir de ces territoires.
Un bref rappel historique nous permettra de mieux comprendre la situation.
La loi du 19 mars 1946 a conféré à la Guyane, à la Guadeloupe, à la Martinique et à La Réunion le statut de département. L’égalité sociale prévue au 1er janvier 1947 n’a eu lieu que 50 ans plus tard, c’est-à-dire en 2002.
La loi de décentralisation de mars 1982 a érigé chaque DOM en région et a transféré au Conseil général et au Conseil régional un certain nombre de compétences relevant auparavant de l’Etat. Ce transfert de compétences a été renforcé par la loi du 13 août 2004. Cette loi stipule que toutes les collectivités locales peuvent intervenir dans les domaines de compétence. L’Etat continue tout de même à jouer un rôle prépondérant dans le domaine économique, notamment au travers des lois d’orientation ou des lois-programmes.
Beaucoup de questions restent en suspend. Comment assumer l’intégration à la France et à l’Europe ? Comment développer les relations avec les pays voisins dans ce nouveau contexte avec des écarts de niveau de vie importants ? Comment régler entre autres les problèmes posés par les APE ? Comment régler le problème de la concurrence ?
Plusieurs phénomènes expliquent ce déséquilibre persistant sur le marché du travail à La Réunion et dans les DOM en général :
- un chômage de masse qui touche en premier lieu les jeunes
Les données fournies par Jean-Yves Rouchoux illustrent bien la situation de La Réunion :
- de 1967 à 1974, plus de 12.500 emplois sont créés (1.800 par an), mais 23.800 actifs supplémentaires arrivent sur le marché de l’emploi (3.400 par an) et le taux de chômage s’approche de 20%,
- de 1974 à 1982, il y a une création annuelle d’emplois inférieure à 2.000 personnes, mais 5.400 actifs supplémentaires,
- de 1982 à 1990, c’est 3.500 emplois environ qui sont créés, mais avec plus du double d’actifs supplémentaires, soit 7.250 personnes.
Au début des années 1990, les créations d’emplois sont plus modestes : 3.000 emplois en moyenne et par an. Cet échec relatif en matière de création d’emplois (taux de croissance annuel avoisinant 1,5%) débouche sur un taux de chômage toujours croissant du fait de l’arrivée de 7.700 actifs avec un taux de chômage qui avoisine les 30% aujourd’hui.
• Une évolution plus modérée de la demande de travail.
La croissance économique enregistrée dans les DOM en général a été plutôt économe en emplois et a reposé largement sur les gains de productivité.
• Le décalage entre l’offre et la demande de travail.
La proportion d’actifs sans diplôme reste élevée (de l’ordre de 40%) contre 16% en France.
• La structure de l’économie : forte prédominance du tertiaire
Les économies des DOM ont connu une transition d’économie de plantation vers des économies tertiaires (plus de 84% de la valeur ajoutée aujourd’hui). Le secteur primaire a quasiment disparu et le secteur secondaire, notamment industriel, reste très faible (6% contre près de 20% en France).
• Des transferts très importants représentant près de 40% du PIB.
À La Réunion, selon les chiffres de l’I.E.D.O.M., le solde net des transferts publics, c’est-à-dire le solde des recettes et des dépenses de l’État, plus le solde des recettes et des dépenses des organismes sociaux représentent environ 40% du PIB régional, et cela depuis plus de dix ans. Le poids des transferts publics dans l’économie est très important dans les DOM où il avoisine les 30% du PIB.
• Un déficit de la balance commercial très important.
Le taux de couverture (exportation/importation) est inférieur à 10% dans les DOM. (Voir graphique “Évolution du déficit de la balance commerciale à La Réunion”).
• Des exportations très faibles et essentiellement de produits primaires (près de 50% pour le sucre à La Réunion).
• Une très faible ouverture sur les pays voisins.
Le commerce se fait essentiellement avec la France depuis près de 50 ans.
A cela s’ajoutent des indicateurs sociaux alarmants :
La part de la population vivant en dessous du seuil de la pauvreté est considérable dans les DOM et en particulier à La Réunion. En effet, 52% de la population vit avec moins de 790 euros par mois.
• De très fortes inégalités de revenu.
Les inégalités sont deux à trois fois plus importantes que celles observées en France.
• Un fort taux d’illettrisme.
Par exemple, à La Réunion, près de 111.000 personnes sont illettrées et touche également les jeunes.
• Un coût de la vie extrêmement élevé.
Certaines études montrent que le coût de la vie est 50% plus élevé dans les DOM qu’en France.
Au cœur des contradictions
Le modèle a abouti à un système très inégalitaire, les revendications des Domiens sont donc légitimes. En même temps, avec l’application des APE et l’ouverture des marchés, les économies des DOM vont se retrouver en concurrence avec les pays voisins où les coûts de production sont largement inférieurs.
L’OMC oblige également une ouverture des frontières et la suppression de toute forme de subsides. Le prix du sucre va ainsi être réduit de 36%. Quelle catégorie sociale accepterait une baisse de 36% de ses revenus ?
Nous sommes aujourd’hui au cœur des contradictions. Nous sommes dans l’impasse dans tous les secteurs. Quel chemin prendre aujourd’hui ? Il faut que tous les Réunionnais se concertent. L’intégration avec ou sans assimilation a aggravé tous les paramètres. La sortie ne peut aujourd’hui se faire que par le biais du développement durable.
Osons un nouveau modèle !
PRIORITE A L’EMBAUCHE DES REUNIONNAIS
Le modèle décidé et instauré à La Réunion a eu ses bons côtés : avancés techniques et sociales, scolarisation, hausse du niveau de vie.
Mais les côtés pervers, eux aussi, sont déclarés et montre les limites de ce modèle :
Taux de chômage les plus élevés de France et d'Europe, un taux d'illettrisme très important, des filières non adaptées et cela à tous niveaux, universitaire comme professionnel, cherté de la vie, l'assistanat et la pauvreté est le quotidien de plus de 50% de la population...
Il faut changer nos regards et se tourner vers un avenir digne de notre pays et de nos avancés : Osons un modèle nouveau.
I/ Dans le domaine de l'éducation et de l'emploi :
A) Rénovation des filières BEP/CAP
Un bref regard sur la courbe de ceux qui sont le plus touchés par le chômage montre que les diplômés d'un CAP/BEP à La Réunion ont, à peu de chose près, le même taux de chômage que les non-diplômés! Cette filière, qui regroupe la plus forte concentration de jeunes, mérite une profonde rénovation. Cette rénovation devra prendre en compte les métiers les spécificités, être innovante et adaptée à situation de notre pays comme les métiers de la mer, de l'environnement, des énergies renouvelables. Il existe des CAP pêche en France et pas ici alors que nous sommes une île! Il y plus de chauffe-eau solaire sur notre seul petit territoire que sur l'hexagone en entier, pourtant il n'y a pas de formation « saloriste » ici!...
B) Recrutement local
La Réunion connaît une crise de l'emploi sans précédent. Nous avons des milliers de jeunes diplômés sans emploi et encore plus de jeunes non diplômés dans une situation plus grave encore. Nous sommes au bord de l'asphyxie, pouvons nous nous autoriser le luxe de recruter ailleurs quand la main d'oeuvre existe et est sans emploi? Il est temps d'arrêter cette injustice. Un parent peut-il décemment donner à manger aux autres quand ses propres enfants meurent de faim? Comme l'a souligné le président en Guadeloupe, comme cela se fait en Guyane, il faut désormais recruter en dehors dans le seul et unique cas ou il n'y aucun indigène qui soit en mesure d'exercer le métier désigné.
C) Création de filières innovantes
Il faut désormais des filières en lien et en adéquation avec les besoins de La Réunion et à tous les niveaux d'étude. Des filières nécessaires mais aussi attractives et cela dans trois grands domaines :
II/ Dans le domaine de la culture :
L'histoire du peuplement, de l'esclavage, de la colonisation, de la départementalisation des DOM doit être connue de tous les français! Le monde entier reconnaît Aimé CESAIRE mais pas la France, est-ce normal? Son nom et celui de tous ceux qui ont contribué à changer le destin politique des DOM actuels, doivent être connus de tous les français, cela participe aussi à la « construction d'une culture, d'une identité et d'un patrimoine commun », comme c'est écrit dans les programmes scolaires, sans cela, nous ne faisons pas partie de La France. (Nous ne pouvons pas faire partie d'un pays qui occulte notre histoire et nous contraint à connaître le sien.)
Autant que les grands auteurs, écrivains, poètes, sculpteurs, peintres, chanteurs,... du territoire français, ceux des DOM, eux-aussi, méritent d'être étudié; les élèves doivent quitter l'école en sachant citer au moins un poème écrit par un domien, reconnaître une œuvre artistique, fredonner un air, avoir en tête un de leur titre de livre.
Ce projet est donc proposé par les jeunes réunionnais et pour les jeunes. Il a pour but de faire entendre la voix de ceux que les états généraux ont oubliés.
Nous commencerons par donner une définition de « jeune » puis nous exposerons les constats et nos propositions pour contribuer à améliorer voire à changer nos conditions de vie.
Que signifie être jeune ?
En statistique sont considérés comme jeunes les moins de 25 ans.
Pour les jeunes eux-mêmes, la jeunesse se définit en d'autres termes. La question a été posé aux différents groupes de jeunes réunis : c’est quoi être jeune aujourd’hui? Les réponses formulées ont été les suivantes :
Ces réponses montrent le malaise que traversent aujourd’hui les jeunes dans la société réunionnaise. Les jeunes sont en effet durement touchés par le chômage alors qu’elle représente l’avenir du pays.
L'un des premiers et plus importants soucis des jeunes d'aujourd'hui c'est l'emploi car c'est ce dernier qui conditionne tout le reste : la santé, le logement, la famille, l'éducation et donc le bien être.
III/ L'emploi
Le nombre de demandeurs d’emploi à la Réunion s’élève à plus de 114 000 individus. Le taux de chômage est le plus élevé à La Réunion comparé aux autres Dom ou à la France. De même, les offres d’emploi enregistrées sont en chutes. Sur 1 an les offres d’emploi ont diminué de 43.2% à La Réunion. Lorsqu’on analyse selon l’âge, on constate que le chômage touche en premier lieu les jeunes et quelque soit le niveau d’étude. Il est aujourd’hui urgent d’agir pour créer des emplois à La Réunion et en particulier pour les jeunes d’autant plus que les 18-25ans n’ont pas droit aux minimas sociaux et à des dispositifs d’insertion spécifique.
L’âge est un facteur discriminant face au chômage. Le taux de chômage des jeunes (moins de 25 ans) est toujours très élevé (49 %). Ce taux élevé est le même depuis trois ans. Il n’a connu aucune diminution.
Aujourd’hui le chômage touche davantage les jeunes et quelque soit le niveau d’étude. Certes, les personnes non diplômées sont plus exposées au chômage. En effet, le taux de chômage atteint 35% chez les non diplômés, soit dix fois plus que parmi les diplômés Bac + 3 minimum. Mais 13 % des bacheliers sont également au chômage.
Chez les plus jeunes (moins de 30 ans), le baccalauréat ne suffit plus à éviter le chômage, puisque 28 % des bacheliers actifs sont au chômage (18 % chez les Bac + 2). Le niveau de diplôme contribue toutefois à réduire les risques : 57 % des jeunes de moins de 30 ans non diplômés sont au chômage.
Le taux de chômage à La réunion est le celui le plus élevé de toute l'Europe!
L'accès au premier emploi reste difficile à cause notamment de problèmes liés aux finances, au transport, à l'information.
Les formations ne sont pas toujours adapté aux besoins réels en emploi à La Réunion. Par exemple de nombreuses filières à l'université de La Réunion sont coupées du monde professionnel et des besoins du marché, alors même que les postes à l'université sont saturés.
Conséquence : beaucoup de diplômés s'orientent vers le professorat et ou des concours de la fonction publique qui se font sur place mais qui n'ont plus rien à voir avec leur formation initiale.
Les jeunes souffrent d'un manque d'expérience qui fait peur aux employeurs. Ce problème est encore plus accentué chez les jeunes femmes. Les obstacles sont tels que beaucoup finissent par perdre leurs motivations pour laisser place à l'assistanat ou à des procédures de contournement comme les grossesses précoces.
Emploi précaire, à temps partiel et bas salaire pour les jeunes
Lorsqu’ils ne sont pas touchés par le chômage, les jeunes occupe la plupart du temps des emplois précaires ou à temps partiel. Dans le secteur marchand les emplois à temps complet occupés par les jeunes sont pour plus des trois quarts de niveau “employé et ouvrier”. Seuls 3 % sont de niveau “cadre supérieur” et 15 % de niveau “profession intermédiaire”. Plus de la moitié des embauches de jeunes au niveau des cadres supérieurs et professions intermédiaires ont lieu dans le secteur des services aux entreprises et du commerce.
Les jeunes réunionnais paye également cher leur statut de deniers arrivés sur le marché de l’emploi. Ils sont à 35 % en contrat à durée déterminée (CDD). Les jeunes sont également nombreux à exercé à temps partiel. Parmi les jeunes salariés, 23 % sont à temps partiel, contre 21 % pour l’ensemble des salariés.
Les salaires des jeunes sont moins élevés que ceux de l’ensemble des actifs. Dans le secteur marchand, plus de 40 % des jeunes ont un salaire inférieur à 1 000 euros somme correspondant à un Smic net. Certains ont donc bine du mal à atteindre ce minimum socio-économique et du fait du travail à temps partiel plus de 20 % sont inférieur.
Salaire des jeunes dans le secteur marchand
| En % | Moins de 1000 euros | De 1 000 à 1399 euros | De 1 400 à 2 299 euros | Plus de 2 300 euros |
| Secteurs marchands | 40 .7 % | 42.7% | 13.9 % | 2.6 % |
Il est aujourd’hui urgent d’agir pour créer des emplois à La Réunion et en particulier pour les jeunes. Il faut donner du travail aux jeunes d’autant plus que les 18-25 ans n’ont pas droit aux minima sociaux et à des dispositifs d’insertion spécifique.
D’où cette état d’esprit des jeunes qui se sentent dévalorisé. La plupart des jeunes tombent dans la fatalité. Etre jeunes aujourd’hui c’est être mis à l’écart. Alors que la jeunesse constitue l’avenir du pays.
Des propositions concrètes et réalisables dans le domaine de l'emploi:
IV/ L'éducation et la formation
V/ La santé
Deux enjeux sont à considérés: d'une part l'accès aux soins, d'autre part, la santé publique. Ils nécessitent des mesures d'ampleur et coordonnées. Depuis plusieurs années, la situation des jeunes se précarise. Cela a des effets sur sa santé et son recours au système de soins.
Accès aux soins : la spécificité des jeunes n'est pas pris en compte
Aujourd'hui, un jeune sur deux est au chômage, 52% de la population réunionnaise vit en dessous du seuil de pauvreté, un étudiant sur deux est boursier et que parmi eux 70% le sont à échelon maximum.
La situation sociale des jeunes déjà fragile continue à se détériorer au fil des années.
Sur le territoire nationale, on estime à + 5,9% l'augmentation du cout de la vie pour les étudiants sur cette année universitaire. Or, on sait que ce cout de la vie est plus élevé à la Réunion.
Les dépenses en matière de soins apparaissent alors comme des éléments qui amplifient la précarité.
La cotisation au régime étudiant de sécurité sociale obligatoire augmente chaque année amenant ainsi à une évolution de + 12% depuis 2002.
Ainsi, selon une enquête de La Mutuelle Des Étudiants, 23% des étudiants renoncent à des soins pour des raisons financières, demeurant ainsi le premier obstacle à l'accès aux soins.
Le cout de la complémentaire santé est aussi un obstacle. 13% des étudiants entre 20 et 29 ans déclarent ne pas bénéficier d'une couverture maladie complémentaire.
On notera que les premiers soins visés sont les soins dentaires et ophtalmologique qui sont les moins bien remboursés par l'Assurance maladie et que les organismes complémentaires ont du mal a prendre en charge de manière compatible à la situation financière des jeunes.
Les franchises médicales et les divers déremboursements de l'Assurance maladie ont aussi durement touché les jeunes déjà socialement fragiles.
L'augmentation de la taxe CMU sur le chiffre d'affaire des organismes proposant des complémentaires santés en plus ne va pas dans le bon sens. En effet, à travers cette taxe, ce sont les adhérents qui subiront de plein fouet les conséquences soit l'augmentation des cotisations aux complémentaires santés qui au pire des cas emmènera à un renoncement des soins.
Cependant, le manque de données chiffrées, le désintéressement total de l'État sur la santé des jeunes ne nous permettent pas de faire un bilan approfondi sur la situation sociale des étudiants réunionnais. On ne peut continuer à ignorer ces spécificités.
La politique volontariste d'éducation à la santé: besoin de moyens
Concernant l'éducation à la santé, nous devons bien considéré que c'est lorsque l'on est jeune que l'on établit nos habitudes de santé. Les conclusions des états généraux insiste sur le développement d' « une politique volontariste de prévention et d'éducation à la santé », c'est une bonne chose mais il est maintenant primordial de se donner les moyens d'arriver à nos objectifs.
Les mesures prohibitives sont à tempérer car l'Histoire a montré son inefficacité, c'est bel et bien l'éducation qui doit être le moteur du combat.
Puis, pour mener à bien cette éducation à la santé, des mesures doivent être prises afin de trouver une certaine cohésion entre les différentes campagnes de prévention.
Les associations (Planning familial, par exemple) jouent un grand rôle notamment en ce qui concerne la proximité, la convivialité. On doit aujourd'hui leur donner les poyens de leur objectif. Pour le moment, elles continuent à subir des diminutions de budget, un manque cruel de moyens et essaie tant bien que mal de continuer à mener leurs missions de prévention.
Les médecines préventives universitaires doivent être au plus proche des étudiants en ce qui concerne la prévention. La réforme des MPU est essentielle pour étendre l'accès aux soins des étudiants et jouer la proximité. Elle doit permettre aux MPU de dispenser des consultations et des prescriptions, en particulier en matière de gynécologie et psychologie.
Ces différents acteurs remplissent une fonction irremplaçable dans l'éducation à la santé car souvent est réalisée par les pairs, en collaboration avec les professionnels de santé et de la prévention.
Les études de médecine
La création d'un CHU à La Réunion est plus que nécessaire et doit être accompagné comme cela est prévu d'un numerus clausus adapté aux besoins de la zone. Pour cela, un état des lieux doit être dressé afin de déterminer au mieux les besoins de la zone Océan Indien en personnel médical.
Il convient aussi de déterminer le rôle et les missions de l'institut de formation aux métiers de la santé, avec notamment la date d'ouverture des formations.
Nous rappelons que la santé ne se résume pas aux soins. En effet, le domaine de la santé regroupe une prise en charge globale, de la prévention à l'accompagnement après le traitement. L'aide à la personne s'intègre parfaitement dans ce domaine et des formations ciblées et accessibles doivent permettre de répondre aux mieux à ses besoins.
Des mesures urgentes pour dans le domaine de la santé
VI/ Le logement
VII/ Transport
VIII/ La vie politique
IX/ Le pouvoir d'achat
On a la chance à La Réunion d’avoir une population jeune en plein expansion. Malheureusement cette tranche de la population n’est pas reconnue et n’est pas accompagnée par des tarifs jeunes attractifs justifiés par le fait qu’ils sont sans aucun revenu.
X/ L'action sociale
Une grande partie de la population jeune a baissé les bras à cause de la complexité du système administratif, de l'éloignement des différents services, ou à cause de difficultés d'ordre personnelle (illettrisme, manque de confiance en soi, problèmes financiers, ….)
XII/ La société marginalisée
La délinquance est issue du manque d'occupation des jeunes, du désœuvrement; Un jeune qui travaille ou qui suit une formation aura moins de temps pour s'adonner à certains actes répréhensibles. Aussi :
XIII/ Pour un développement harmonieux des hauts
Les hauts de l'île ont subi le développement à outrance des bas et l'importation de modèles extérieurs pas toujours à notre environnement et nos habitudes culturelles. Aujourd'hui, enclavés et manquant de foncier les hauts de l'île souffrent d'un manque d'accès aux différentes infrastructures sportifs, culturelles et artistiques. Cependant faut-il lui appliquer les mêmes normes de développement que dans les bas?
Les hauts ont su garder au fil des années leurs atouts : différence climatique, authenticité des villages, l'échange et l'autosuffisance alimentaire, la chasse au gaspillage, l'accès aux sentiers et forêts, une nature encore préservée...
Il y a donc nécessité de réfléchir à un développement harmonieux des hauts de notre île afin de développer sans pénaliser, d'allier modernité et différence.
XIX/ L'écologie
« Le monde a changé, l'histoire est en mouvement, notre planète est en mutation, les règles qui régissent aujourd'hui notre société doivent, elles aussi, changer»