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13 Septembre 2012
Robin Rangé, 22 ans, avait créé le buzz en avril dernier lors de la venue, à La Réunion, du candidat-président Nicolas Sarkozy. Avec le célèbre « casse-toi pov’ con » proféré antérieurement par Nicolas Sarkozy lui-même, à l'occasion du Salon de l’agriculture, le jeune homme « n’a fait que citer un verset littéraire du candidat président ».

Pour cette conduite, Robin a écopé - à l’époque - de 4 heures de garde-vue qu’il a estimé chèrement payé, par rapport à l’incident. Suite à cela, il a été convoqué mardi 11 septembre 2012 à 13h30 au Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis, afin que l’affaire soit examinée. Robin a accepté la peine de 400 euros ferme.
La sanction en restera là s’il ne commet aucune infraction de quelque nature pendant 5 ans. Si tel n’est pas le cas, il se verra alors dans l’obligation de s’acquitter d’une amende de 800 euros avec inscription des faits sur son casier judiciaire, jusqu’àlors resté vierge.
Cette affaire montre la distance qui existe entre les responsables politiques et les citoyens. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste vis-à-vis d'insulte envers ses concitoyens, mais la peine reste pour le plus pauvre, au profit du plus riche et surtout du plus puissant.
Force est de constater qu'une fois encore ces mêmes dirigeants parviennent à paraitre pour victime quand eux mêmes diffament et injurent sans souci d'être incriminé. L'amende de Robin est encore trop élevée, il n'aurait pas du être condamné, mais relaxé ...
La solidarité qui a entourée Robin tout au long de cette affaire n'aura pas été vaine car celle-ci a montré la nécessité de continuer la lutte contre les pouvoirs quels qu'ils soient. Parce qu'aujourd'hui ces pouvoirs politiques et économiques ne peuvent plus aller contre l'être humain. Nous devons dès à présent mener le combat pour changer les choses et éviter que des affaires comme celle de Robin ne soient jugées.
Le changement devra se faire, l'Ajfer y veillera car la situation en France, mais surtout à La Réunion, est de plus en plus préoccupante. On ne peut plus laisser: six jeunes sur dix sans emploi, des secteurs entiers de l'économie être en crise, l'éducation, la santé, la culture et la fonction publique continuer à dériver...
Tout cela à cause d'un système qui a atteint ses limites mais qui perdure grâce à certains pouvoirs politiques. La lutte doit se mener et aboutir à un véritable changement.