Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)
14 Mars 2011
Bruno Valeama, Vice-Président de l’association « Mobilité sans retour », a accordé un entretien à des représentants de l’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à La Réunion, afin de connaitre et comprendre le combat mené par cette jeune association.
Revenir à La Réunion
L’association « Mobilité sans retour » a pour but de proposer aux « policiers réunionnais affectés sur la métropole » et désireux de revenir à La Réunion, « de se réunir autour d’un projet commun : revenir travailler à la Réunion avec sa population ».
L’association a pour objectif, « le retour plus rapide des fonctionnaires réunionnais sur le département de la Réunion. Elle regroupe actuellement une majorité de fonctionnaires de police affectés sur la région Ile de France ». Composé en grande partie de policier Réunionnais, l’association ne ferme pas ses portes aux autres métiers de la Fonction Publique. « Nous souhaitons que 80% des Réunionnais affectés en métropole, et qui veulent revenir, soient affectés à La Réunion », où il existe un manque de personnel dans certains domaines du service public, notamment la police.
Aujourd’hui, des milliers de Réunionnais attendent leur retour à la Réunion, mais le système de mutation « dans notre administration nous contraint à attendre 10 à 15 ans avant de revenir chez nous ». Ce qui semble anormal, notamment parce que la mutation est possible pour le rapprochement des couples, ou des raisons sociales, mais si la personne est célibataire, elle devra attendre plus d’une dizaine d’année avant de pouvoir envisager de revenir à La Réunion.
Refaire le système
Le vice-président a prit l’exemple de Marseille et de la Corse, en effet, « quand on va à Marseille, la plus part sont des marseillais, idem pour les Corses, alors pourquoi à La Réunion, les Réunionnais ne pourraient pas travailler dans leur département d’origine ». Bruno Valeama a expliqué qu’à la différence des Réunionnais, les antillais avaient plus de facilité pour rentrer car, « les français ne veulent pas aller travailler aux Antilles ».
« Les Réunionnais sont capables, mais le système fait qu’il nous posse à aller nous former en métropole, ou ailleurs, alors qu’il peut y avoir des formations à La Réunion » a indiqué le vice-président de « Mobilité sans retour ».
A la différence de la vie à La Réunion, le contexte, le mode de vie et la société sont vraiment différents, « il est très difficile de vivre en France. Les membres veulent rentrer pour retrouver leur familles, leurs amis, leur mode de vie ». Partis en France pour être formés, les Réunionnais désirant rentrer ont l’unique désir celui de rentrer, « nous ne sommes pas contre la mobilité, mais on ne veut pas être envoyé, sans perspectives de retour, car il existe des compétences à La Réunion. »
Comme Bruno Valeama le conclut, les membres trouvent ce système « injuste car en majorité nous sommes venus travailler en métropole dans le cadre de la mobilité. Nous avons cru en cette mobilité et au nom de celle-ci nous demandons la possibilité de revenir travailler chez nous. En partant de la Réunion, nous avons sacrifié les moments familiaux importants ».
Pour plus d'informations: mobilitesansretour@free.fr