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19 Juillet 2010
A 19 ans, Béatrice Leperlier sera la plus jeune conseillère régionale élue sur la liste de l’Alliance. « Ça aurait été mieux si on avait gagné, mais la vie continue. Je suis redynamisée et en siégeant dans l’opposition on a une grande responsabilité. Beaucoup de jeunes m’envoient des messages pour me dire de tenir bon pour défendre leurs intérêts », dit celle qui est déterminée à « porter la voix des jeunes. »
Etudiante en deuxième année de géographie à la fac du Tampon, Béatrice Leperlier fait partie de ces jeunes qui ont envie d’être acteurs de leur destin et de s’investir dans la vie publique. Ainsi à 18 ans, souhaitant « défendre les droits des étudiants en matière de santé », elle est devenue secrétaire générale de la mutualité des étudiants.
Lorsque la mutualité de La Réunion a décidé d’intégrer des jeunes dans son conseil d’administration, elle n’a pas hésité à s’y engager et préside aujourd’hui la commission jeunes. Elle s’est également engagée syndicalement au sein de l’Unef, syndicat étudiant présidé par son frère Gilles Leperlier, dont elle a été la vice-présidente responsable du Sud. « Je me suis mise en retrait », précise celle qui s’est engagée dans l’alliance des jeunes « pour élargir notre champ d’action et faire avancer La Réunion ».
Et comme « nos propositions ont été reprises dans le programme de l’Alliance », elle a accepté de figurer sur la liste de Paul Vergès. Un engagement qui, selon elle, n’a rien à voir avec celui de ses parents (sa mère est conseillère municipale d’opposition, élue sur la liste de Fabrice Hoarau, à L’Etang-Salé) qui « sont très ouverts et ne m’ont jamais imposé un choix politique ». Là « c’est une opportunité qui m’a été offerte et je me suis dit que ce serait bien de me battre pour la jeunesse réunionnaise ».
« Ce que je fais, je le fais par passion donc c’est un plaisir », affirme Béatrice Leperlier qui partage son temps libre entre sa famille – « un socle très important pour moi » – et ses amis. Ayant « l’habitude d’avoir un emploi du temps chargé », elle compte bien mener de front ses études et sa nouvelle fonction de conseillère régionale d’opposition. Et elle restera vigilante sur les promesses faites par Didier Robert en matière de logement, d’emploi... « Il devra assumer ses responsabilités », souligne la jeune élue.
Le Quotidien, le 24 mars 2010