Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)
10 Décembre 2010
Par G.S., Clicanoo.re, vendredi 10 décembre 2010, lien
Chaque année, des bourses doctorales d’un montant de 1200 euros par mois allouées sur une période de trois ans sont accordées aux étudiants de troisième cycle qui en font la demande au conseil régional. Après examen, une commission d’expertise émet des avis “réservés”, “favorables” ou “très favorables”. Les demandes sont ensuite validées ou non par des élus. Depuis le changement de majorité à la pyramide inversée, malgré l’obtention d’un avis positif, l’étudiant n’est plus assuré d’obtenir son allocation de recherche. Une décision que la nouvelle équipe justifie par des choix politiques : trop de doctorants seraient au chômage, la priorité est donc donnée aux recherches qui font échos au monde économique et aux problèmes sociaux.
En conséquence, des étudiants ayant pourtant obtenu des avis “réservés” se sont vus attribuer une bourse. Un choix que contestent les membres de l’Ajfer. Il y a un peu plus d’un mois, menés par Valérie Leperlier - qui est également conseillère régionale de l’opposition - ils ont manifesté devant les grilles du conseil régional. Suite à leur mouvement, trois futurs chercheurs qui avaient vu leur demande refusée malgré un avis “favorable” ont finalement obtenu gain de cause. Trois de leurs camardes restaient sur le carreau. Président de l’Ajfer, Gilles Leperlier a porté le débat au national. “Pour le moment nous n’avons pas de réponse”, explique-t-il, “mais hier, lors de sa commission permanente, le conseil général a voté à l’unanimité l’octroi de bourse du même montant à ces trois étudiants”. Gilles Leperlier se réjouit de cette décision qu’il considère comme “une victoire” mais souligne qu’il “ne faut que cette situation se reproduise. Nous continuons le combat pour que les critères d’attribution soient clairement définis”