NOU LÉ KAPAB

Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)

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Historique de la lutte menée par l’AJFER pour la Priorité à l'embauche des Réunionnais

L’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi (AJFER), a été créée dans la suite des manifestations du Cospar de 2009, afin de continuer le combat mené pour l’emploi des jeunes réunionnais.  

Depuis des décennies, l'emploi est au cœur des préoccupations des réunionnais. A cette époque, les tensions économique, sociale et politique ont imposé au gouvernement une prise de décision pour l’avenir des Réunionnais.

Poussé par ces mobilisations, le gouvernement de Nicolas Sarkozy met en place les Etats Généraux de l’Outremer, vaste consultation destinée à trouver des solutions. Cependant, il faut rappeler qu'aucun atelier n’avait été dédié à la jeunesse, car considéré comme un thème transversal.

Dans un tel contexte, l’AJFER décide de faire entendre la voix des jeunes réunionnais auprès des services de l’Etat.

Dans un premier document intitulé « Nou Lé Kapab ! 1.000 projets pour l’avenir des jeunes réunionnais ! », nous leur avons fait part de la situation alarmante des jeunes réunionnais et présenté une série de propositions pour l’emploi des jeunes.

Dans cette analyse, nous avons pointé du doigt les défaillances du système et la nécessité de mettre en place des mesures d’urgence, mais aussi des dispositifs pérennes pour développer La Réunion et donner un emploi aux gens formés à La Réunion.

Par la suite, nous avons mené plusieurs batailles pour la priorité à l’embauche des réunionnais, à travers des réunions d’information et de sensibilisation auprès de la jeunesse réunionnaise, des mobilisations et manifestations en faveur de l’emploi à La Réunion.

Afin de sensibiliser les pouvoirs publics de la situation des jeunes à La Réunion, nous avons rencontré les différents représentants de l’Etat, des gouvernements de François Fillon et de Jean-Marc Ayrault. A ces occasions, nous avons martelé la nécessité de changer de système et de prioriser les réunionnais dans les secteurs publics et privés. Car à compétence égale, la priorité doit être donnée aux Réunionnais, sur les postes disponibles à La Réunion.

Les mobilisations se sont par la suite multipliées avec l’interpellation des politiques, des associatifs et des acteurs économiques et sociaux. Des manifestations ont eu lieu là où une injustice était révélée. On peut se rappeler des actions menées au Parc National, à la centrale EDF, à l’Agorah, contre la casse des grands projets, en faveur des professeurs stagiaires contraints de quitter leur île bien que des postes étaient disponibles à La Réunion ou encore avec les fonctionnaires ultramarins.

Tout au long de nos batailles, nous avons remis en cause un système injuste, si bien que certains n'ont pas hésité sous couvert du principe de l'égalité républicaine, à en faire un problème racial alors qu’il s’agit d’un problème social. Cette désinformation nuit à une lutte légitime pour l'emploi des réunionnais, alors qu'il y a une réelle urgence à agir.

Nos différentes prises de positions au fil de l’actualité (données Insee, déclarations officielles, crise structurelle et conjoncturelle…) mais aussi lors du Festival International de la Jeunesse Réunionnais (FIJR) avaient pour objectif d’informer, d’alerter l’opinion publique réunionnaise, française et internationale des conditions de vie des jeunes réunionnais.

Grâce à ce travail de fond, l’opinion publique a pris conscience de la nécessité de notre mot d’ordre: Priorité à l’embauche des Réunionnais, car à diplômes et à compétences égales, le choix d'un Réunionnais doit être fait.

L'évolution des consciences est une première victoire, elle doit être poursuivie pour que les réunionnais s’en emparent et obligent les autorités à mettre en place des mesures à court, moyen et long terme.

Les quelques évolutions obtenues sur le plan réglementaire, avec notamment les engagements pris par l'Etat lors du Conseil Interministériel de l’Outremer en 2009 et les circulaires mises en place comme en juillet 2010, sont aussi le résultat de batailles quotidiennes pour la défense des jeunes réunionnais.

Plus récemment, lors de la présidentielle et des législatives, les candidats se sont engagés sur le sujet - sans pour autant mettre en avant de réelles mesures destinées à pérenniser l’emploi à La Réunion. L'actuel chef de l'Etat, François Hollande, a rappelé sa volonté de voir les ultramarins occuper les postes disponibles dans leur département d'origine.

« Je ne souhaite pas que les ultramarins cherchent, y compris dans l’Hexagone, ce qu’ils d’ailleurs ne trouvent pas nécessairement, c’est-à-dire un emploi. Donc, nous devons faire en sorte que l’emploi soit d’abord réservé aux populations locales. J’ai d’ailleurs confié à Patrick Lebreton qui est député de La Réunion un travail spécifique pour que les emplois qui sont créés outre-mer – parce qu’il y en a – puissent être prioritairement réservés à des jeunes ultramarins ». Fançois Hollande - France O – 03 janvier 2013

La nomination de Patrick Lebreton est un signe fort pour nous, car sa mission devra porter sur l’emploi des réunionnais, dans leur ensemble. Ce qui signifie une analyse juste et concrète de la situation à La Réunion et des difficultés pour les réunionnais à trouver un emploi, bien qu’il existe de nombreux postes disponibles dans le privé et le public à La Réunion.

Au-delà de la sensibilisation et de l’information menée au cours des années, nos propositions ont permis de faire avancer le débat, derrière notre mot d'ordre : Priorité à l’embauche des réunionnais, existe de véritables solutions, affinées avec le temps.  

Sensibilisations, informations, réflexions, mobilisations, manifestations, voilà un bout du chemin déjà parcouru.

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