"Démagogie, clientélisme et sectarisme"
Selon les associations présentes, cette situation est particulièrement injuste alors que la Région communique sur la création de 10.000 emplois verts. Ils s'insurgent que des associations "créées il y a seulement quelques mois" se voient confier de nombreux emplois pendant que "celles qui ont fait leurs preuves" depuis des années sont mises de côté. "AREVAS existe depuis 2002", souligne son président.
Pour Gilles Leperlier, président de l'Alliance des jeunes pour la formation et l'emploi des Réunionnais, il s'agit là de "démagogie, clientélisme et sectarisme de la part de la majorité de Didier Robert". Il s'étonne qu'un audit demandé par une mairie bloque un chantier et le renouvellement d'emplois, c'est "la chasse aux sorcières", souligne t-il.
"Allons à la Région"
Jean-Hugues Ratenon n'est pas moins nuancé dans ses propos, "face à l'injustice, il faut lutter et dénoncer (...) ne pas exclure une action en justice ou une descente à la Région. Ils doivent justifier, ils doivent expliquer". Il prévient que l'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté) sera présente pour aider les associations dans leur combat. "Abandonner ce site, c'est un crime, c'est du gaspillage de fonds publics, allons à la Région", conclut-il.
Comble du comble pour les employés du site du Tévelave, alors qu'ils ont perdu leur emploi, la Région a utilisé une photo d'eux travaillant sur le site pour communiquer dans "Réunion Mag", une brochure que la collectivité distribue à tous les foyers réunionnais (Numéro spécial 01). Dans l'article intitulé "Renforcer les emplois verts sur l'ensemble du territoire", on peut effectivement voir trois employés qui entretiennent le site. Ils étaient présents ce matin et ils n'étaient pas contents.