NOU LÉ KAPAB

Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)

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CDP. La situation sociale à La Réunion demande des mesures d'urgence

L’implosion qui couvait sur l’île depuis plusieurs années a fini par exploser. L’AJFER n'a eu de cesse, au fil de ces interventions de mettre en garde les dirigeants de l'île contre le risque grandissant de désordre social face à un malaise global et de les appeler à prendre des mesures à la hauteur de la situation locale. Malheureusement, la voix des jeunes, comme souvent, n'a pas été écoutée.

Encore plus malheureux, les violences qui se produisent depuis plusieurs jours dans notre département et que nous déplorons. Nous déplorons aussi la tendance devenue coutumière de stigmatiser les jeunes. En effet, s'ils n'ont de toute évidence pas choisi, pour certains d'entre eux, les meilleurs moyens de mobilisations, il n'en demeure pas moins que les jeunes ne sont pas ceux qui sont au pouvoir.

L'AJFER souhaite en premier lieu interpeler les responsables politiques, économiques et sociaux. L'avenir du pays repose sur sa jeunesse. Il n’est pas possible de concevoir une société épanouie alors que la moitié de la population se trouve au-dessous du seuil national de pauvreté, lorsque 60% des jeunes sont au chômage, lorsque les inégalités ne cessent de grandir et lorsque les perspectives d'avenir se font de plus en plus rares.

La question du prix des carburants n'est que la face émergée de l'iceberg: cherté de la vie, chômage, malaise démocratique. Ainsi, c'est aujourd'hui un système, dans sa globalité, arrivé à bout de souffle, qui est aujourd'hui remis en cause.

Face à cela, l'AJFER dénonce les provocations des services de l'Etat en période sociale difficile, à travers notamment la voix du Préfet de la Réunion et son manque de volonté pour poser les conditions d'un véritable dialogue avec la population et ses représentants. Sans compter, le manque évident de volonté à trouver des solutions lorsque les droits fondamentaux des citoyens de la République Française sont bafoués.  Ainsi, l'appel au calme envoyé depuis Paris est en premier lieu à adresser au représentant de l'Etat dans l'île.

Dans ce violent rapport de force, imposé à la population, la réelle sortie de crise ne pourra se faire que par un effort commun, à la fois de la part des manifestants mais surtout de la part des dirigeants.

La mobilisation de la population pour un présent et surtout un futur meilleur est un combat juste et il doit se poursuivre. Cependant, l'AJFER estime que le développement du pays ne peut commencer par la destruction. Les ennemis de notre émancipation ne sont pas les infrastructures publiques mis au service de l'intérêt général, nous ne devons pas nous tromper de cible.

Depuis le CIOM de 2009, l'AJFER a émis un certain nombre de propositions concrètes pour répondre aux revendications portées aujourd'hui encore par les jeunes et notamment en ce qui concerne l'embauche des Réunionnais. Plus que jamais ces questions demeurent d'actualité et nous entendons bien poursuivre la bataille.

L'AJFER soutient le peuple Réunionnais en lutte et face à ce système créateur d'injustices et appelle les dirigeants à la prise de mesures pour répondre à l'urgence. Par ailleurs, l'AJFER appelle la population à s'organiser pour la révolution idéologique, autour d'un véritable projet social durable pour notre île.

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G
<br /> je voudrais bien que l'on cesse de dire que ces jeunes qui sont une poignée et qui détruisent purement et simplement La Réunion portent des revendications!!!! Les vrais manifestants sont ceux qui<br /> ont démarré le mouvement en allant courageusement et pacifiquement devant les mairies et la préfecture. Ces jeunes là, qui sont je le répète marginaux mais suffisemment organisés pour<br /> déstabiliser des quartiers entiers, n'ont que faire des gens qui travaillent et des choses qui sont mises en place pour eux et le reste de la population. Il n'y a qu'à voir les boutiques qui ont<br /> été saccagées sans raison, le ccas du chaudron détruit, et tout l'argent public parti en fumée. Ce qu'ils veulent c'est casser, pourquoi n'est pas leur problème. Je le répète, ce n'est pas une<br /> stigmatisation des jeunes, car ces voyous sont en réalité peu nombreux. Mais par pitié, ne les associons pas au problème réunionnais bien réèl que vous évoquez dans l'article et pour lequel il<br /> faut continuer à se mobiliser.<br />
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A
<br /> L'incompréhension, sentiment qui mène bataille d'une situation qui tendait à se dégrader. Souvent entendu, rarement écouté...<br /> <br /> <br /> Incompréhension des transporteurs quant au prix des carburants grimpants, réduisant les marges potentielles des entreprises de transports, augmentant ainsi des devis de livraison. Incompréhension<br /> partagée des association de consommateurs et de défenses des intérêts, ne souhaitant pas se positionner comme représentante des réunionnais mais voulant agir dans l’intérêt collectif, et<br /> observant ainsi la difficulté des automobilistes à remplir leurs réservoirs sans serrer leurs ceintures. Incompréhension encore face à l'absence totale de solutions alternative au tout'auto, ou<br /> le simple fait de lire les prévisions démographiques dans les journaux locaux confirme un bruit sourd qui résonne sur toute l'île, celui de savoir jusqu'à quand l'attentisme primera sur l'action<br /> publique collective.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Incompréhension de Jérôme, Aurélie, Yvette... qui pour aller pointer au bureau aura le temps d'écouter l'ensemble les flashs infos des matinales en attendant que les barrages les laissent se<br /> rapprocher de la voix qui leur dira « vous n'écoutez pas les infos ! Il fallait prévoir pour être à l'heure »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Incompréhension du préfet, d'entendre des revendications aussi élevées tout en sachant qu'il fait le maximum pour transmettre aux réunionnais les moyens que la structure étatique met en branle<br /> pour répondre à la crise impromptue et impersonnelle et qui contrairement (pour l'instant) aux luttes sociale a su devenir internationaliste.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Incompréhension de la part des pompistes, de voir leur activité quintupler alors que l'essence n'a jamais été aussi chère.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Incompréhension de la population qui, devant son écran ou sa fenêtre, voit partir en fumée des poubelles, des voitures, des boutiques... parfois celles de leurs voisins. Incompréhension face à la<br /> violence des jeunes et très jeunes allumant tous ces feux, pillant les magasins détruisant des quartiers entiers sans même comprendre les idées qui animent ces actes.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Incompréhension du CRS, muté depuis deux mois à la Réunion et du gardien de la paix Créole qui a grandi au Chaudron, devant tirer au flash-ball et à la lacrymogène sur des jeunes de 15 ans pour<br /> rétablir l'ordre et la sécurité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Enfin l'incompréhension du jeune vandale, émeutier, casseur face à son avenir... Les mots ne manquent pas pour décrire l'état dans lequel se trouve quelqu'un qui aura vécu dans la misère sociale<br /> depuis 5 ans ou 5 générations, essayant tant bien que mal de s'en sortir à sa manière en cherchant de la reconnaissance de ses pairs, comme un dernier recours à une existence collective. Il sait<br /> d'avance que toutes les raisons de ses actes seront incomprises, car lui même ne peut pas les comprendre. Pourquoi être né ici et pas ailleurs, pourquoi galérer et passer pour un trader de<br /> l'allocation familiale alors que d'autres expriment ouvertement leurs richesses, leurs abus, leur vision de leur intérêt individuel primant à celui d'un intérêt collectif laissé à l'abandon d'une<br /> main invisible qui rappelle sans cesse au jeune qu'il fait partie d'une majorité statistique mais d'une minorité d’intérêt.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais d’où provient cette incompréhension permanente, venant de toutes les strates sociales, récurrentes dans les conversations de comptoirs comme dans les journaux télévisés ?<br /> <br /> <br /> Les individus ne peuvent ils pas comprendre leurs précédents et leurs prochains ou le désir de diviser la classe humaine pour mieux régner sur elle a-t-il abouti ?<br /> <br /> <br /> Serait-ce l'absence d'un potentiel optimiste de l'avenir qui pousse les gens à s'autodétruire... peut être pour espérer ?<br /> <br /> <br /> Des solutions seront trouvées face aux conflits pesant sur la Réunion aujourd'hui. Répression, stigmatisation, consensus feront sûrement partie de ces solutions.<br /> <br /> <br /> Ne nous laissons pas tenter par la facilité des réponses instantanées trouvées à des problématiques qui nécessitent des changements profonds sur les moyens de tendre vers une plus juste<br /> répartition des richesses, une égalité de droit appliquée et à une aspiration pour chacun d'un bonheur collectif.<br /> <br /> <br /> Faisons en sorte que ces décisions soient prises en faveur du plus grand nombre basées sur des valeurs dites humanistes et progressistes. Alors pour retrouver leur définition, agissons pour les<br /> mettre en pratique !<br />
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