NOU LÉ KAPAB

NOU LÉ KAPAB

Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)

"Pour une réelle prise de conscience du gouvernement"

Une mobilisation pour l'emploi et les mutations est organisée ce vendredi 20 juin 2014 devant la préfecture de Saint-Denis. Les organisations Nou Lé Kapab (AJFER), GPX974 et "Les déportés de l'Education nationale" profitent de la visite ministérielle de Bernard Cazeneuve et George Pau-Langevin pour demander la priorité aux Réunionnais. "Il y a deux ans, on nous a promis le changement maintenant. Mais rien n'a changé. Il faut que ce système de mutation qui pénalise les Réunionnais soit enfin modifié", explique Gilles Leperlier.

 

IPR-mutation.jpg

 

Six mois après la remise du rapport de Patrick Lebreton sur la régionalisation de l'emploi dans les outre-mer, Gilles Leperlier souhaite interpeller Bernard Cazeneuve et George Pau-Langevin sur les mutations des Réunionnais. "Il est important aujourd’hui lors de la venue des ministres de l’Intérieur et des Outre-mer de peser en se rassemblant pour que nous puissions avoir une audience, mais aussi pour que nous puissions agir concrètement", indique le président de Nou Lé Kapab (AJFER).

 

Son organisation a une audience de prévue avec le cabinet de la rue Oudinot, mais il souhaite avant tout s'entretenir directement les deux ministres. C’est également le cas d’Idriss Rangassamy, représentant à La Réunion du collectif GPX Ultramarins : "on espère rencontrer les deux ministres afin de faire remonter la problématique, faire parler les familles qui souffrent tous les jours, et avoir une réelle prise de conscience du gouvernement."

 

"Quand le gouvernement se déplace à La Réunion, il faut leur montrer quels sont les problèmes ici, notamment, l’emploi local, les mutations", ajoute le fonctionnaire de police. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a annoncé 32 effectifs supplémentaires à La Réunion. Un effet d’annonce d’après Idriss Rangassamy : "ce sont 32 personnes mutés comme d’habitude. Il faut une priorité aux Réunionnais compétents, qui ont eu une longue expérience en métropole, et qui sont formés comme les métropolitains."

 

"Derrière les chiffres et les situations, il y a des gens qui souffrent, des familles qui se déchirent. Il faut que cela cesse, et cela fait trente ans que ça dure", souligne Gilles Leperlier. Par ailleurs, une pétition circule devant la préfecture pour interpeller les membres du gouvernement. "Quand notre ministre de tutelle est en visite dans le département, c’est l’occasion de taper du poing sur la table. Il faut qu’il connaisse la réalité du terrain et non les chiffres qui sont sur les tableaux", assure le policier.

Ipreunion.com  - 20 juin 2014 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article