NOU LÉ KAPAB

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« AVANT LE JT »: priorité à l'embauche des réunionnais, Pour ou Contre ?

25979_1380885612115_1531198024_30987230_4637454_n.jpgGilles LEPERLIER était l'invité, mercredi 4 novembre 2009, du magazine d'informations, "Vant le Jt", afin de débattre sur la thématique proposée. Face à lui, Jean-Louis PRADEL se prononce contre ce système.

Après avoir tenté de réduire le débat sur les postes dans le secondaire, prétendant que les réunionnais sont prioritaires et ce malgré le rapport du Sénat, Jean-Louis Pradel va jusqu'à défier quiconque de lui prouver le contraire: la multitude d'appels n'a pas manqué de lui faire savoir la situation dans les différents collèges de l'île, en totale opposition avec ses propos. Pire, la pertinence de ses dires étant si faible, il avouera s'être battu en faveur d'une valorisation des points pour que les réunionnais soient prioritaires dans le secondaire et après de se prétendre contre la priorité à l'embauche locale. Pourquoi alors, dans le cas où les réunionnais seraient prioritaires dans le secondaire, ne pas étendre le principe à l'ensemble de l'éducation nationale?


Gilles Leperlier ne manquera pas de clore ce faux débat, sur le constat chiffré, reconnu au plus haut niveau du gouvernement et que nous dénonçons; les faits sont là, peu importe au final les conditions de recrutement, c'est simplement inacceptable.


Une fois cette petite tentative de mascarade échouée, nous arrivons au cœur du débat (enfin). Alors que Gilles Leperlier expose un système de recrutement inadapté à la Réunion en raison du SELSR4885402.jpgfort taux de chômage chez les jeunes et ce malgré une population formée, Jean-Louis Pradel (image ci-contre) explique ces chiffres par une incompétence de la jeunesse réunionnaise qui fait qu'ils ne sont pas apte à réussir le concours. Des propos scandaleux, qui au delà d'un manque de respect pour les jeunes qui sacrifient des années pour se former,  sont une sous-estimation de nos compétences et une remise en cause des capacités qu'ont les instances de formation au concours à la Réunion.


Gilles Leperlier le rappelle d'ailleurs, « Si 2000 jeunes passent le concours et que 1900 ne l'ont pas, ce n'est pas pacre qu'ils sont incompétents mais que le nombre de postes ouverts au concours est insuffisant! Le concours est une sélection, mais quand sur 2000 postulants on en prend 100, ce n'est pas un concours, c'est de la caricature. ».

Jean-Louis PRADEL a au final, tenu un discours en totale inadéquation avec la réalité, empreints de contradictions tout comme le système qu'il défend et que nous dénonçons. A lui de conclure sur ces grands mots par lesquels il pense pouvoir nous faire peur, au rythme de « réactions dangereuses », « remise en cause de l'égalité, des valeurs de la République », mais que faisons-nous des valeurs des chômeurs de la République? Quelles sont les limites de cette égalité prônée dans le sens où elle ne prend pas en compte les spécificités de notre région, où elle stoppe l'ascenseur sociale, où elle condamne toute une génération à la précarité et au chômage de masse? Nous préférons, de loin, l'équité, refusons de cautionner un système dépassé et nous nous battons pour que nos droits à la formation, à la réussite, à l'emploi,  à la vie soient reconnus et appliqués.

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