NOU LÉ KAPAB

Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)

Incendie du Maïdo : le pire aurait il pu être évité ?

maido-copie-1.jpg22 ans après le terrible incendie qui a ravagé 3 500 hectares de forêt au Maïdo, c’est une nouvelle fois le feu qui détruit actuellement des centaines d’hectares de notre patrimoine mondial de l’humanité au même endroit qu’en 1988.

 

 

Après 1988, des efforts ont été fait pour construire des réserves d’eau dans le massif. Une retenue collinaire et trois citernes ont donc été construites. La retenue collinaire du gîte des tamarins est elle totalement vide en attendant des travaux qui n’ont toujours pas débuté. Des efforts pour le moins insuffisant tant les retenues d’eau se trouvent éloignées des foyers d’incendie actuels.

 

Comme ces incendies n’ont lieu qu’en moyenne tous les 20 ans, les pouvoirs publics ont préféré ne pas investir dans des moyens suffisants et efficaces contre les feux de forêt dans notre île et font appel, comme actuellement, aux renforts nationaux en cas de gros incendie.

Les agents de l’ONF sont pourtant unanimes «le type de végétation que l’on connait à la Réunion n’est pas comparable à celui de la côte méditerranéenne » et même un Canadair serait inadapté à nos zones accidentées et à nos faibles retenues d’eau.

 

Au même moment et à titre d’exemple, on constate le réveil du Piton de la Fournaise, où grâce au plan d’alerte et de surveillance adapté du volcan, le pire a pu être évité et a permis l’évacuation des randonneurs quelques heures avant l’éruption.

Comme pour les cyclones, la houle, les fortes pluies ou l’éruption du volcan, quand les Réunionnais ont pris leur responsabilité et ont imaginé un plan d’alerte et d’action adapté a ces phénomènes cela a permis d’éviter le pire à La Réunion.

 

Face à ce constat, on voit aujourd’hui notre incapacité à faire face aux gros incendies de forêt dans notre département et c’est  totalement impuissant que l’on regarde tous les jours notre parc national des hauts, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, partir en fumée.

 

Contrairement à 1988, espérons que les autorités vont à la suite de cette catastrophe mettre en place un plan d’alerte, de prévention et de lutte contre les incendies de forêt adapté, entre autre, à nos pitons, cirques et remparts.

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