NOU LÉ KAPAB

Association loi 1901, créée en 2009 (contact@noulekapab.com)

Depuis un an, 35 chômeurs de plus par jour à la Réunion !

 

Alors que le gouvernement n’a cessé cette semaine de se vanter de la diminution du chômage en France, force est de constater et devoir est de rappeler la toute autre réalité locale.


Selon l’enquête de l’INSEE sur l’emploi en 2010, le taux de chômage chez les jeunes s’élève à 55,3%,  un chiffre qui depuis plusieurs années ne cesse d’augmenter.


Les derniers chiffres du chômage montrent une croissance du chômage de 1,2%  de septembre à octobre, soit 1320 chômeurs de plus en un mois. Sur un an, on compte pas moins de 13000 chômeurs en plus cette année dans l’île et en vue du contexte économique au sein duquel nous évoluons, il va sans dire que les embellies ne sont pas au programme (cette semaine encore liquidation de l’entrerprise Foucque et Desjoyaux piscines).

 

Chaque jour et ce depuis un an, la Réunion compte en moyenne 35 chômeurs de plus par jour, soit environ 3 chômeurs de plus toutes les deux heures à La Réunion !

  

La problématique du chômage dans notre département est telle que la situation de la Réunion n’est comparable à aucun autre département de France et nécessite de ce fait la prise en compte des spécificités locales ainsi que des mesures adaptées.

 Devant la préfecture avant le rendez vous

L’AJFER (Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à la Réunion) tire à nouveau la sonnette d’alarme, regrette le silence et l’oisiveté des dirigeants politiques face à ce fléau et demande à ce qu’enfin des solutions concrètes soient apportées pour lutter contre le chômage de masse. Si rien n'est fait, le gouvernement et ses alliés porteront la responsabilité d'une explosion sociale, qui est de plus en plus inévitable à La Réunion.

 

L’A JFER rappelle ses revendications, à savoir, la priorité à l’embauche des Réunionnais et des jeunes formés à La Réunion.

 

En effet,  face à la situation qui ne s’arrange guère, il convient de prendre des mesures à la hauteur des problèmes. Notre île ne peut plus se permettre de renier ses jeunes les condamnant, ainsi que toute la population à une misère durable à défaut de l’emploi durable.

 

L’AJFER réclame :

La transparence sur le recrutement à la Réunion

Un état des lieux de la situation de l’emploi dans l’île

L’établissement d’un besoin prévisionnel en emplois dans notre département et ce pour les vingt prochaines années

Un plan de formation pour que les jeunes à la Réunion puissent occuper les emplois disponibles dans l’île

L’adaptation du nombre de places aux concours en fonction des besoins réels de l’île

 

Plus un seul emploi créé à La Réunion ne doit échapper aux Réunionnais et aux jeunes formés à La Réunion !

 

L’AJFER a par ailleurs interpelé le sénateur UMP Eric DOLIGE concernant les chiffres relayés en commission au Sénat faisant état de 1000 postes créés chaque année dans l’Education Nationale à la Réunion et la dessus de seulement 100 réunionnais qui occupent les postes.


Le sénateur nous a confirmé ces chiffres et a sollicité, à son tour le ministre de l’Education Nationale. Entre autre,  il a été demandé à Luc Chatel  de bien vouloir indiquer : «pour chacune des cinq dernières années écoulées et pour chacun des départements d’outre-mer, le nombre d’enseignants ayant pour  origine géographique ces départements sur l’ensemble des nouvelles affectations prononcées, pour le primaire comme pour le secondaire ».


Aussi, le sénateur a demandé au ministre de lui « préciser dans quelles conditions nous pourrions envisager de faire jouer une préférence  "locale" ». Convenant par la suite que « cela n’est pas dans les règles de l’administration » mais conscients par ailleurs que l’on pouvait « toujours faire évoluer les textes ». (voir ci-joint la lettre de réponse du sénateur Doligé)

 

L’AJFER est sensible à ces demandes et attend impatiemment les retours du ministre de l’Education Nationale.

 

L’AJFER continuera durant les mois et les semaines qui viennent à militer contre le chômage en portant les revendications énumérées ci-dessus dans toutes les instances de décisions, auprès des jeunes et plus largement à toute la population.  

 

 

 

 

 

 

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